Porsche 911 Targa

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C’est une 911 atypique qui a vu le jour en 1965. A ce moment-là, Porsche montait en puissance et le succès  de son coupé 911 était porté par les victoires en rallye et en course sur circuit. Et Porsche avait déjà sorti un cabriolet avec capote en toile, comme il était d’usage. Mais l’objectif de la famille Porsche, c’était de conquérir les Etats Unis. Or, outre-Atlantique, la législation venait de se retourner à la suite des écrits du journaliste Ralf Nader « Unsafe at any speed » sur la sécurité des voitures de série. Et les cabriolets devaient impérativement être équipés d’un arceau de sécurité censé protéger les occupants en cas de retournement.

Les ingénieurs de Zuffenhausen se sont donc penché sur leurs planches à dessin. Il n’était pas question de dénaturer la ligne de la 911. Ils ont donc oublié la capote en toile,  remplacé par une simple casquette en composite au-dessus des têtes des occupants, une liaison amovible entre le haut du pare-brise et l’arceau en acier brossé, fièrement arboré comme le passeport pour le marché US. L’exploit technique résidait dans la lunette arrière en verre sécurit sans montant, à la courbure très audacieuse. Une innovation qui la faisait ressembler à un prototype.

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Les succès des Porsche à la prestigieuse Targa Florio, course aux mille virages en Sicile sur les flanc de l’Etna ont inspiré le surnom Targa pour cette 911, pourtant moins sportive que le coupé, mais  dont le succès ne s’est jamais démenti.

Aujourd’hui S4,

targa 4S

Au point qu’en 2014, Porsche a relancé la Targa moderne. Cette fois, la lunette en verre est l’oeuvre du français Saint-Gobain. Mais elle se soulève pour que le mini-toit se mette en place électriquement façon Robocop en 20 secondes chrono. Il n’en fallait guère plus aux occupants des premières Targa pour ôter le toit et le mettre dans le coffre avant. La différence c’est qu’aujourd’hui, on peut rester assis et même continuer à rouler au pas pendant l’opération. Pour le reste, les différences sont flagrantes. Le moteur en porte à faux arrière n’est plus un flat six refroidi par air, mais un V6 3 litres turbo de 420 chevaux, dont les ruades sont tempérées par 4 roues motrices. Avec près de 1700 kilos sur la balance, la Targa S4 n’est pas plus ultra sportive que sa devancière, mais bien peu de modèles concurrents peuvent se frotter à elle pour avaler cotes et lacets.

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Son prix est la conséquence de sa renommée: 135.215 €. Malus 10.000 €.

Il existe une 911 Targa  à deux roues motrices à peine moins chere à 121.000 €. Le Malus est le même.

PS: Encore un détail :  en 1975, l’arceau en acier brossé est devenu noir. Aujourd’hui, il est à nouveau gris argent… à moins qu’on ne choisisse le noir satiné…

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