Coup de foudre pour l’électrique:

Lorain Tesla.jpegJean Michel Lorain branché sur Tesla à Joigny

 

 

Tout est calme et volupté sur les rives de l’Yonne. La vue sur la « Magie des poissons », sculpture de Sylvain Suberivie qui borde le jardin de la Côte Saint Jacques, le restaurant deux étoiles Michelin de Joigny, est l’exemple même de la sérénité. Ainsi,  la dernière acquisition du chef Jean Michel Lorain, le patron de l’établissement, ne risque pas de troubler l’atmosphère du voisinage par des pétarades intempestives: c’est une Tesla model S, la première voiture 100% électrique du fantasque (certains le qualifient même de génial) milliardaire californien, Elon Musk. 100% électrique donc 100% silencieuse. Seul un léger chuintement de la turbine se mêle au bruit du roulement des pneus. On pourrait même les faire crisser voire hurler en les forçant à patiner au démarrage. Ce n’est pas bien difficile puisque la Tesla revendique des accélérations de Ferrari, dont elle possède un air de famille: moins de 5 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. Mais ce n’est pas le propos de Jean Michel Lorain. Sa Tesla, il l’ a acquise sur un coup de coeur. Pas pour ses performances, quoique, mais pour son silence de fonctionnement et sa souplesse. Bref pour son coté Zen.
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Zen comme l’ambiance  de la Côte Saint Jacques dont la notoriété est due, depuis plus de 30 ans, d’abord à l’art de son père Michel Lorain et magistralement continué par le fils Jean Michel. On n’est pas désigné par hasard meilleur chef de France comme ce fut le cas en 2004 par Gault et Millau… Que de chemin parcouru depuis 1945 et la création d’une auberge, pension de famille par Marie Lorain, pour nourrir les GI’s de la Libération, au pied de la colline de la Cote Saint Jacques dont elle va prendre le nom. La halte bienvenue sur la nationale 6 fait prosperer l’établissement. Mais en 1966,  l’ouverture de l’autoroute A6, va réduire la clientèle de moitié. Grace aux restaurants Jacques Borel, les automobilistes ne quittent plus l’autoroute. Il faut tout le talent du fils de Marie, Michel Lorain pour attirer à nouveau les gourmets et les gourmands et les faire sortir du grand  ruban, le temps d’une halte gustative. Une inventivité culinaire qui ne laisse pas les guides gastronomiques indifférents. Le restaurant de la Cote Saint Jacques acquiert successivement ses trois étoiles. En 1993, son fils Jean Michel qui a fait ses classes chez les plus grands prend la succession familiale et obtient son tour les distinctions Michelin.

Depuis, le nouveau chef n’a pas chômé, faisant traverser la route à son restaurant pour l’établir sur les rives même de l’Yonne. Sa cuisine gouteuse et millimétrée séduit toujours davantage de convives. Non seulement les clients de passage, mais les gastronomes de tous horizons. Exemple de saveur et de précision: le Sandre (vient-il de l’Yonne?) aux céréales et beurre d’épeautre, servi dans un pain en forme de cloche. Un délice. Ou encore la noix d’agneau du Quercy sur une sauce amande et fenouil.

Agneau, creme d?amande et f enouil@JeanMichelLorainPas d’esbroufe, mais un coté bio et nature que l’on retrouve finalement dans le souci de l’efficacité électrique. Sa Tesla n’emet pas le moindre gaz d’échappement. Son autonomie affirme Jean Michel Lorain taquine les 400 km. Largement suffisant pour faire le trajet jusqu’à la capitale ou jusqu’à Lyon, puis retour, après une recharge rapide. « On n’envisage plus le voyage de la même façon », explique le chef, « on prévoit le temps et l’endroit de la borne salvatrice, sans angoisse», d’autant que l’on voyage en toute décontraction: l’autonomie et la moyenne que l’on peut maintenir s’affichent en permanence sur l’écran géant au centre de la planche de bord. Ca rassure.

Et les autres Tesla ?

Quid de la seconde Tesla, le Model X, toujours 100% électrique, qui est sortie l’année dernière en Europe avec ses portes arrière « papillon » qui s’ouvrent comme deux ailes et son immense espace intérieur? Jean Michel Lorain fait la moue: « Un peu trop gros, des dimensions américaines », estime-t-il. En revanche, il suit avec interêt la sortie de la Tesla model 3. La petite dernière promise par Elon Musk à 35.000 dollars aux Etats Unis. Moitié moins chère que la Model S. A laquelle on pourra ajouter une option « autonomie » qui permettra grâce à une application future à connecter, de rendre le volant quasiment inutile. Une avancée qu’un chef aussi curieux ne refusera probablement pas de gouter. Il parait, selon Tesla, que 400.000 personnes ont déposé chacune 1.000 $ pour réserver la model 3 depuis un an. Au rythme où elle sera produite, le dernier client servi devra encore attendre 3 ans! Relax, l’hôtel 5 étoiles qui surplombe le restaurant de la Cote Saint Jacques a tout ce qu’il faut pour vous faite patienter…

 

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